Nouvelles mesures pour les retraités, quelles conséquences sur leur pouvoir d’achat ?

Le 1er avril dernier, deux nouveaux dispositifs qui réduisent le pouvoir d’achat des retraités ont été promulgués. Il s’agit d’un impôt et d’une faible revalorisation des pensions complémentaire par rapport au taux d’inflation.

Des mesures restrictives qui réduisent leur pouvoir d’achat

Désormais, les seniors à la retraite et soumis à la CSG (contribution sociale généralisée)  s’acquittent d’une taxe de 0,3 % sur la totalité de leurs pensions (base et complémentaires). Cette taxe appelée CASA (contribution additionnelle en faveur de l’autonomie et de la dépendance) permettra de financer la dépendance en 2014. Pour le moment, les recettes servent à soutenir le Fonds de solidarité vieillesse.

La désindexation des pensions complémentaires (Agirc et Arrco) prévue par le protocole d’accord des partenaires sociaux du 13 mars 2013 a été mise en place pour résorber le déficit des caisses des régimes complémentaires menacées par la faillite. Ainsi, la retraite des cadres (Agirc) a augmenté de + 0,5 % et celle des salariés (Arrco) de + 0,8 %. La baisse du pouvoir d’achat est évidente parce que la revalorisation effective depuis le début du mois d’avril 2013 n’est pas suffisante pour couvrir les dépenses supplémentaires qui découlent de l’inflation.

La précarité des personnes âgées va-t-elle s’accentuer avec le temps ?

Selon Danièle Karniewicz de la CGC, la désindexation des retraites complémentaires va durer trois années et la situation ne s’améliorera pas en 2014 : en effet, la revalorisation des pensions sera encore plus basse parce qu’elle sera basée sur le montant qui a été désindexé le 1er avril 2013.

Autre mesure qui risque d’aggraver la situation des retraités : le gouvernement pourrait réduire la revalorisation de la pension de base. En effet, le président François Hollande a déjà déclaré que l’indexation des pensions figure parmi les thèmes qu’il faudra étudier lors de la future grande réforme des retraites.

Cependant, un expert a indiqué que les acteurs concernés ne devraient pas abuser de ce mécanisme : bien qu’il permette de résoudre partiellement le déficit des régimes de retraite, il est susceptible d’engendrer de nouveaux problèmes qui renforceront la précarité des personnes âgées. Étant donné que les seniors représentent près du tiers de la population et qu’il existe de nombreux produits et services qui leur sont spécialement destinés (séjours, informations, loisirs, etc.), la baisse de leur pouvoir d’achat peut ralentir le développement économique du pays.

 


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